Partagez | 
 

 Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 11/03/2015
Autre(s) compte(s) : Osami Honda ~ Amon Hésyrê
Avatar : Kamui Gakupo
Pétales de roses : 523
Postes : 157
Âge : 20 ans
Origine : Italie/Rome
Activité : Jouer du piano/Serveur
Couleur : Blue Roses
Lieux de résidence : Château d'Adriel Bloom et Fäfnir
Coté cœur : Intouché
Péchés mignons : Le piano et se moquer des gens

MessageSujet: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Ven 10 Avr - 20:39



Je pouvais enfin souffler un peu. Cela faisait deux semaines que j’étais arrivé en Wonderland et je ne m’y habituais pas encore. Je ne voulais pas rester là. Je voulais partir d’ici et retourner dans mon monde, sur la Terre. Après ce que j’avais vécu auprès de l’empereur de cœur, je me gardais une certaine réserve. Je faisais aussi bien plus attention à mes agissements, ne voulant pas être pris de nouveau entre ses doigts. À cette pensée, j’en frissonnai. Les cours avaient commencé pour moi. J’y allais bien que je ne les écoutais pas. Je n’en avais pas la tête. Je ressentais encore l’élancement de la marque de la rose que j’avais au poignet. Cette marque maudite qui me mettait dans une situation des plus déplaisantes. Moi, Angelus Storm, je deviendrai le chien d’un noble, d’un bouffon, juste parce que je n’étais pas natif d’ici? Pffff! Même si je me tenais présentement à carreau, j’avais dans la tête bien autre chose.

Un après-midi alors que je vaguais à mes occupations, j’ouïs dire que l’aile des roses fanées avait un piano. Mon cœur à cette nouvelle manqua un battement. Le piano, ma douce maîtresse, me manquait énormément. Cela était une aberration que ces putains puissent avoir accès à la musique, mais pas moi. C’est que voyez-vous, je ne pouvais pas penser survivre une seule seconde dans cette cage à fauves sans ma précieuse et tendre dulcinée. Je me mis donc en tête d’aller dans cette aile de dépravés pour laisser glisser mes doigts fins sur les lattes pures de cet instrument à cordes.

Le jour «J», je me faufilai félinement jusqu’à l’intersection des ailes. Je n’avais pas spécialement envie de me retrouver chez ses enculés, mais j’avais tellement envie de jouer que cela m’importait peu. Tant que je ne me faisais pas prendre en flagrant délit ou encore dénoncer par une quelconque rose rouge. Il était encore très tôt le matin alors les couloirs étaient désert. Je jetai un coup d’œil dans la direction de l’aile rouge et me mit à marcher lentement vers elle. J’espérais sincèrement ne pas me faire voir parce que je ne savais pas du tout me défendre. Pas à pas, je me rendis jusqu’au bon couloir et déposait mon pied lentement sur le velours rouge du tapis recouvrant l’entrée du palace des prostituées.

- À nous deux, piano de mes rêves~…


_________________

Gracieuseté de Nox ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 06/04/2015
Autre(s) compte(s) : Dorian Reeves
Avatar : Bertholdt Fubar - SNK
Pétales de roses : 478
Postes : 78
Âge : 19 ans et demi
Origine : Anglaise
Activité : Aucune
Couleur : Aucune
Lieux de résidence : Bas fond
Coté cœur : En mal d'amour

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Sam 11 Avr - 1:09





Son arrivée avait fait du bruit, attirant les curieux qui venaient le voir comme s'il était le premier à être apparu qui posait à ce point problème. Dans un premier temps, ils avaient tenté de lui refilé des béquilles pour qu'il puisse suivre les cours mais ils savaient très bien qu'il se serait jamais vendable dans son état actuel. Durant les plusieurs jours qu'ils mirent à fabriquer sa jambes, les gens venaient parfois le voir et le regardait comme un animal de cirque. Il mordait s'il ont tentait de lui retirer ses piercings à l'oreille qui lui donnaient un air de délinquant, et quelques un étaient parvenu à voir la cicatrice à sa cuisses, de douces arabesques scarifiées qui avaient vite fait de faire courir les bruits de couloir. Il n'avait même pas le temps d'arriver et de faire son nid que déjà tout le monde savait qu'il était ici, et qu'il était bizarre. Sa façon de se comporter, de se tenir avait été souvent reprochée par les professeurs qui savaient que de toute façon, au vu de son état physique, ils ne pourraient jamais en tirer un bon prix.

Ce jour là, sa nouvelle jambe lui avait été apportée, et son premier réflexe fut de la trouver incroyablement fade. On lui montra rapidement comment la fixer avec les lanières de cuir s'attachant à sa jambe et il avait pu à nouveau ce tenir sur ses deux jambes. Son nouveau pied était plus lourd que les prothèses dont il avait l'habitude, mais il s'y habitua rapidement, passant sa journée à se balader dans l'établissement sous le regard avisé de certains geôliers qui étaient là pour le mater en cas de problème. Foutaise. Harold n'avait pas besoin de nounou et pouvait résister au punition s'il le souhaitait. Ce gamin de 17 ans avait le dont pour les ennuis, et une dent contre ses gens qui l'avaient tiré de la rue et des bras de son amant pour le mettre ici. Encore, il avait de la chance, ils n'avaient pas choisit de faire de lui une catin, probablement parce qu'ils sentaient qu'il aurait été du genre à arracher la langue du client avec ses dents. Les substances de son ancien monde lui manquait. Un petit pétard échanger entre deux baisers lui aurait fait du bien. Il aurait voulu se réveiller de ce cauchemar au creux des bras de celui qui se servait de son corps comme d'une toile, et de son rasoir comme pinceau. Ce junkie était un artiste, et il était fou de lui.

Mais, il avait beau fermer les yeux, il ne se réveillait pas.

Très tôt le lendemain, Harold se réveilla et enfila sa jambe dans l'idée d'explorer un peu les lieux tout seul, histoire de se repérer au cas où il tenterait une éventuelle évasion. Il souhaitait connaître les lieux comme sa propre poche, se serait le meilleur moyen qu'il aurait de s'en sortir. Il ouvrit la porte de sa chambre avec un luxe de précaution, avant de s'avancer un peu au hasard dans les couloirs. Il faisait frais, c'était plutôt agréable de marcher ainsi alors que personne n'était encore debout. On lui avait attribué le rôle de rose bleu, cette fleur à son poignet le lui prouvait bien : on avait fait de lui un esclave. L'endroit où il vivait pour le moment était assez luxurieux, mais tout ce bleu lui explosait les yeux. S'il avait eut une boite d'allumette et un peu d'alcool sous la main, tout ça aurait eut tôt fait de brûler, mais il n'y avait rien de ce genre pour le petit Anarchiste. Arrivé à une intersection qui le faisait finalement changer d'aile, et de couleur, il choisit finalement le rouge des putains, se disant que ça lui correspondait mieux et il commença à s'enfoncer lentement à l'intérieur.

Il s'ennuyait à crever. Il n'avait encore rien cassé depuis son arrivée, et la folle envie de foutre en l'air une partie du mobilier juste pour le plaisir lui traversa l'esprit. Il regarda un petit buffet trônant dans le couloir avec accroché au dessus de lui, un tableau qui lui tira un sourire jusqu'aux oreilles. Lentement, il monta dessus, se demandant s'il allait céder sous son poids avant qu'il le commence à décrocher le tableau qui allait être la première œuvre à subir ses brimades. S'il ne se faisait pas attraper, il retournerait dans sa chambre comme de rien n'était, mais sinon... il assumerait la punition. Il était à deux doigts de lui offrir un coup de pied magistral lorsqu'il entendit des pas et qu'il aperçu un homme au bout du couloir. Harold arrêta de respirer, jaugeant l'homme qui ne l'avait pas encore remarqué d'un œil paniqué, immobile, le pied levé, et quand il comprit qu'il ne s'agissait pas d'un garde, il abattit son pied sur le tableau sans le quitter des yeux. Seul la toile se déchira, dans un petit bruit pas vraiment sonore et il s'éloigna d'elle en regardant l'homme avant d'afficher un grand sourire amical et de s'avancer vers lui « … toi aussi tu te balades quand tout le monde dors ? Tu comptais faire quoi ? Voir une rose rouge ou juste passer le temps ? ».

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 11/03/2015
Autre(s) compte(s) : Osami Honda ~ Amon Hésyrê
Avatar : Kamui Gakupo
Pétales de roses : 523
Postes : 157
Âge : 20 ans
Origine : Italie/Rome
Activité : Jouer du piano/Serveur
Couleur : Blue Roses
Lieux de résidence : Château d'Adriel Bloom et Fäfnir
Coté cœur : Intouché
Péchés mignons : Le piano et se moquer des gens

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Lun 13 Avr - 23:30



À peine avais-je fait quelques pas dans le couloir couleur carmin que j’entendis un fracas à quelques mètres devant moi. Je levai les yeux vers la source du bruit et vit un jeune homme avec le même uniforme que moi. Il était brun, un peu plus jeune que moi, mais pas tant, peut-être une année ou deux. La première chose que je remarquai chez lui fut son pied traversant l’œuvre d’art qu’il tenait entre ses mains. L’autre homme me remarqua car, il se dépêcha de retirer son pied de là et descendit du meuble sur lequel il était. J’étais choqué de voit qu’il venait de briser une toile comme celle-là, mais dans les faits, que pouvais-je y faire. Je ne savais pas me battre, ni même me défendre par moi-même. Je ne voulais pas créer de conflit avec un individu du même groupe que moi. Je ne fis donc que l’observer s’avancer vers moi jusqu’à ce qu’il m’adresse la parole.

Ses paroles me laissèrent indifférent. Moi, qui ne montrais pas aussi facilement mes émotions, je tenais presque toujours un masque d’indifférence et une certaine distance avec les autres individus qui m’entouraient. Je n’avais jamais eu d’amis, jamais eu de petit ami, ni personne d’intime dans ma vie. Mes relations personnelles n’étaient que professionnelles et sans plus. Je n’avais jamais cherché la présence d’autrui dans ma vie, je n’en n’avais jamais eu besoin, ni même la nécessité. Tout ce qui comptait à mes yeux c’était l’art de la musique, ma grande passion et le piano, ma douce et tendre maîtresse à la voix claire et mélodieuse. Je n’avais besoin de rien d’autre que de laisser mes doigts effleurer ses lattes pour qu’elle me murmure en musique au combien elle aimait mes caresses. Elle me les rendait en mélodie. Je fermai les yeux un instant, perdu dans mes pensées, puis les rouvrit en me rappelant que l’autre rose bleue se trouvait devant moi.

- J’allais explorer l’aile des putes de cœur et je ne m’intéresse pas aux plaisirs charnels. C’est inintéressant et sans importance.

Je restai distant avec lui, restant de marbre au grand sourire qu’il me faisait. Je ne voulais pas lui ouvrir l’accès à mes réelles intentions aussi facilement. Il pouvait être du côté des Wonderlandiens ou encore un test pour voir si j’étais en train de me rebeller. Il fallait être prudent. Ne pas se laisser avoir aussi facilement. Je ne le connaissais pas et il ne me connaissait pas. C’est vrai que j’étais un être souriant et chaleureux, mais depuis que j’étais ici, dans cette académie, c’était tout autre. Je souriais, quand j’étais seul. Je souriais aussi à ceux qui le méritait, à ceux qui comme moi, préféraient retourner chez eux, sur Terre. J’avais parfois l’impression de perdre mon optimiste et cela m’effrayait un peu.  Je ne voulais pas être brisé, je ne voulais pas être vendu comme un animal de compagnie à un noble hautain qui se croirait supérieur à moi.  

Je l’observai de mes yeux bleus, inexpressif, doutant de sa bonne foi, mais lui laissai le bénéfice du doute. Sans lui porter une seconde de plus de mon attention, je me remis en marche dans le couloir de velours de prostituées. La décoration rouge carmin pesait lourd à mes yeux et je grognai en voyant encore et encore des nus défiler devant moi. Il n’y avait que cela dans cette aile de dépravés ou quoi? C’était de l’art certes, mais parfois, même voire, très souvent ça devenait lassant et suffoquant. Tout transpirait le sexe et la luxure dans ce couloir et je n’étais même pas encore arriver officiellement dans l’aile. Dès que nous arrivâmes à l’intersection menant aux dortoirs, aux salles de classe et autres salles X, je me mis à réfléchir, restant tout de même aux aguets. L’autre Blue Roses m’avait peut-être suivit, je ne savais pas trop. Je ne lui avais pas vraiment porté attention depuis qu’il m’avait adressé la parole. En plus, le fait qu’il détruisait les œuvres d’art dans cette académie, me faisait douter qu’il puisse les apprécier. Je me dis qu’il n’aurait aucun mal à détruire ma tendre dulcinée s’il le voulait et cela m’horrifia. Je tournai la tête derrière moi pour voir s’il m’avait suivi, histoire de mettre les choses au clair si cela était le cas. Pas touche au piano.



_________________

Gracieuseté de Nox ♥️


Dernière édition par Angelus Storm le Jeu 30 Avr - 4:32, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 06/04/2015
Autre(s) compte(s) : Dorian Reeves
Avatar : Bertholdt Fubar - SNK
Pétales de roses : 478
Postes : 78
Âge : 19 ans et demi
Origine : Anglaise
Activité : Aucune
Couleur : Aucune
Lieux de résidence : Bas fond
Coté cœur : En mal d'amour

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Mar 14 Avr - 23:08





L'espace d'un instant, la sentence infligée à ce tableau de mauvais goût eut l'air de choquer sa nouvelle connaissance. Le bleu qu'il portait lui affichait clairement qu'ils venaient tout deux de la même aile de l’établissement. Pourtant, sa tête ne lui disait pas grand chose, sans doute parce qu'il n'avait pas vraiment fait attention à ceux qui l'avaient entouré jusque là et au vu du regard que l'inconnu lui lançait, il ne faisait visiblement pas parti des curieux de mauvais goût qu'il avait eut l'occasion de croiser. Dans l'ensemble, l'humain au cheveux long semblait assez indifférent, inexpressif malgré le sourire amical qu'Harold lui avait adresser. Il faut dire que le brun ne s'attendait pas vraiment à trouver un autre garçon entrain de faire l'école buissonnière, comme lui, et que cette aversion pour le règlement l'avait fait tout de suite paraître aimable à ses yeux... Jusqu'à ce que l'autre ouvre la bouche.
Deux choses dans son discourt le frappèrent. Premièrement, il parlait comme un chartrier imbu de lui même, traitant les roses rouges de véritables putes de cœurs comme s'ils appréciaient le jugement qui leur était infligé. Deuxièmement, ce qui semblait être un véritable dégoût pour tout ce qui était attrait au sexe. Harold n'eut aucun mal à deviner que l'autre garçon devait être pur, dans tout les sens du terme, et s'il n'y avait pas eut cette erreur de langage pour sauver la mise, l'envie de bousculer cette pureté et pédanterie étouffante lui aurait sans doute sauté à la gorge. Pourtant, il n'en fit rien, pour le moment du moins. Puis, maltraiter ses camarades n'était pas vraiment dans ses projets à l'heure actuelle.

La petite rose bleue aux cheveux violets eut tôt fait de se remettre à gambader parmi les couloirs interdits, n'accordant visiblement pas plus d'attention à Harold pour suivre son objectif. Il avait l'air de savoir ce qu'il voulait, et de ne pas simplement se balader au hasard comme le faisait le brun à la jambe de bois jusque là. Cette idée attira l'attention de ce dernier qui décida de le suivre.
Les mains dans les poches, il marchait après lui, regardant les défiler de décoration trop luxueuse et mauvais goût selon lui, ne cherchant pas particulièrement à combler l'espace qui les séparaient bien qu'il chercha à ne pas le perdre de vue. L'autre ne lui accordait plus aucune attention, mais il ne chercha pas particulièrement à l’interpeller, se disant qu'ils y viendraient le moment venu.
Puis, l'autre homme le regarda, comme s'il venait tout juste de se souvenir de sa présence, et Harold fut légèrement surpris qu'il se décide enfin à poser ses yeux sur lui, et termina son expression en lui décrochant un nouveau sourire franc.

« Je commençais à me dire que tu m'avais complètement snobé...» Harold combla la distance qui les séparait, venant se placer à ses côtés et lui tendre sa main comme pour le saluer « Harold Bradley. Tu m'as pas vraiment laissé l'occasion de me présenter tout à l'heure... On va où comme ça ? T'as l'air de savoir exactement ce que tu cherches, c'est marrant ~ »

Une chose était certaine, même si l'inconnu comptait l'envoyer promener, il n'avait aucune intention de le lâcher. Il continuerait à le suivre, qu'il désire le conduire jusqu'au lieux qu'il recherchait ou non, histoire de passer son ennuie mortel à une activité bien plus distrayante qu’abîmer le mobilier.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 11/03/2015
Autre(s) compte(s) : Osami Honda ~ Amon Hésyrê
Avatar : Kamui Gakupo
Pétales de roses : 523
Postes : 157
Âge : 20 ans
Origine : Italie/Rome
Activité : Jouer du piano/Serveur
Couleur : Blue Roses
Lieux de résidence : Château d'Adriel Bloom et Fäfnir
Coté cœur : Intouché
Péchés mignons : Le piano et se moquer des gens

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Mer 29 Avr - 16:57



Comme je le pensais, il m’avait suivi. Enfin…Je ne le savais pas, mais au fond de moi j’en aurai donné mes mains à couper qu’il me suivrait. Je le regardai longuement sans expression, le laissant venir à moi et me parler. J’écoutai ce qu’il avait à me dire sans toutefois y répondre tout de suite. Je me mis à réfléchir à la manière qui était la plus appropriée pour le détourner de moi, de mes intentions et de ma mission. Je n’avais pas envie de perdre peut-être la seule chance que j’avais de pouvoir de nouveau poser mes doigts sur les lattes saintes d’un piano si je me faisais prendre à cause de cet homme. Je n’avais jamais songé à partir à l’aventure avec quelqu’un. Pourquoi? Parce que depuis que j’étais ici, c’était impossible pour moi de faire confiance à qui que ce soit. C’est impossible aussi de pouvoir faire tout ce que je voulais si ce n’était pas directement accessible de mon aile.

Je le vis me sourire de nouveau et je roulai des yeux en soupirant, finissant par me dire que je pouvais au moins me présenter, histoire de ne pas être un complet connard. Je ne lui rendis pas son sourire toutefois, restant distant même dans ma manière d’être et surtout…très formel.

- Angelus Storm, mais cela n’a pas d’importance. Tu aurais tôt ou tard fini par apprendre qui je suis. J’espère que tu sais que le pronom «on» exclu la personne qui parle? De ce fait, je vais quelque part et toi, tu n’y vas pas.

Voilà, c’était dit. Je le rembarrais parce que je n’avais pas d’autre choix. Je pouvais être violent avec les mots, mais pas avec les gestes. Je pourrai lui parler du piano s’il continuait à me suivre, mais j’espérais ne pas avoir à le faire. Ce type, il avait la tête d’un gars buté qui ne se laisserait pas impressionner pour si peu. Sans demander mon reste, je me remis à marcher, me glissant dans le couloir des salles de classes, me disant que je pourrais peut-être y trouver mon dû là-bas. Enfin, pour cela, il fallait que je vérifie dans toute les pièces voir si mon précieux amour ne s’y trouvait pas. J’avançai de quelques pas et me retrouvai déjà devant la première salle à explorer. Comme il n’y avait pas de fenêtre, il fallait impérativement que j’ouvre la porte. Et pour ouvrir la porte, il fallait impérativement que je la déverrouille…chose que je ne savais pas faire…Je n’avais pas les clefs non plus. Je me mis à grogner férocement devant la massive poignée sculptée de la porte en bois.

- Pourquoi est-ce qu’ils verrouillent toujours tout…Tche.

Je finis par me passer une main dans les cheveux, les dénouant au passage, retirant le ruban qui les retenait attaché. Je passai plusieurs fois mes doigts dans ma chevelure longue et soyeuse, dénouant les nœuds qui pouvaient s’y trouver, réfléchissant. J’essayais de comprendre comment ouvrir cette maudite porte sans pour autant me retrouver à faire un vacarme d’enfer.  J’enroulai mon ruban à mon poignet, recouvrant la rose gravée ma chair au fer rouge. Je la trouvais tellement laide que je la recouvrais souvent de quelque chose en plus de mes vêtements pour ne plus la voir, ne plus la regarder. Cela me fit penser aux autres blessures que l’empereur de ce monde m’avait fait subir dans cette salle froide et délabrée…J’en frissonnai de dégoût et de mal-être. Cet homme…c’était un monstre de cruauté. Mes mains avaient failli en pâtir, mais j’avais pu éviter le coup en lui disant qui j’étais, ce que j’étais. Cela n’avait tout de même pas passé loin…

J’étais perdu dans ses souvenirs d’il y a deux semaines, n’étant plus du tout concentré à rester sur mes gardes. Je me mis à entendre des bruits tout près de moi. Je me retournai lentement, ayant peur de me retrouver nez à nez avec…un garde.



_________________

Gracieuseté de Nox ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 06/04/2015
Autre(s) compte(s) : Dorian Reeves
Avatar : Bertholdt Fubar - SNK
Pétales de roses : 478
Postes : 78
Âge : 19 ans et demi
Origine : Anglaise
Activité : Aucune
Couleur : Aucune
Lieux de résidence : Bas fond
Coté cœur : En mal d'amour

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Ven 8 Mai - 22:34





Distant, froid, Harold comprenait très bien qu'il le dérangeait dans sa façon d'être, mais n'en avait tout bonnement rien à faire. Le suivre de la sorte n'avait qu'un seul but en soit: passer le temps. Que l'autre l'apprécie ou non n'était pas son problème. En tout cas, il était tout de même parvenu à obtenir son nom, une chose qu'il aurait difficilement cru possible au vu de la situation. Angelus Strom, la gueule de l'ange et l'amabilité de l'orage, ce nom lui convenait à merveille. Il espérait visiblement que le bleu cesse de l'importuner, sans pour autant trop y croire. Ce n'était que des mots après tout, et il n'était pas difficile de comprendre que si peu de choses n'arrêteraient pas un gamin comme Harold.
Puis, Angelus était reparti sans l'attendre, espérant le semer ou le laisser derrière.. et le bleu avait continuer à le suivre sans répondre ou se dépâtir de son sourire, ne quittant pas l'autre énergumène des yeux sans pour autant s'adresser de nouveau à lui. La tempête sur patte sembler quant à elle tenter d'oublier que quelqu'un sa suivait.

En le voyant s'arrêter pour tenter d'ouvrir une porte, Harold ne l'interpella toujours pas, observant la scène. Cette dernière était fermée, et visiblement, l'autre humain semblait dans l'incapacité de l'ouvrir, si bien qu'il se mit à jouer avec ses cheveux. Harold observa la façon dont l'autre passait ses doigts dans ses mèches et se mordit la lèvre. Ce n'était pas le moment de penser à une chose pareille et puis.. et puis il n'avait pas encore vraiment pris conscience qu'il ne rentrerait pas, et qu'il ne reverrait jamais son amant.

Au bout du compte, il fini par se rapprocher, voulant lui proposer son aide, lorsque l'autre se retourna. Il lui offrit un nouveau sourire de comptoire avant de le pousser doucement du bras pour le faire se décaler de devant la porte.

"...tu gènes Angelus." souffla-t-il à demi-voix, sur un ton visiblement amusé.

Harold commença ensuite à fouiller dans ses poches pour en sortir de quoi crocheter la serrure et s'attelat à la tâche, sans vraiment lui dire pourquoi il le faisait. Lorsqu'il eut fini, il se redressa, appuyant sur la poignée pour laisser la porte s'ouvrir lentement alors qu'il le fixait dans les yeux.

"Et voilà, "princesse". Toujours persuadé que je ne vous suis d'aucune utilité et que je ne devrais pas vous suivre?"

Il retint un rire, faisant une courbette en lui faisant signe d'entrer, un peu pour se foutre de lui, et détendre l'athmosphère, espérant que l'autre ne le prendrait pas trop mal.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Member # let's play
avatar
Inscrit le : 11/03/2015
Autre(s) compte(s) : Osami Honda ~ Amon Hésyrê
Avatar : Kamui Gakupo
Pétales de roses : 523
Postes : 157
Âge : 20 ans
Origine : Italie/Rome
Activité : Jouer du piano/Serveur
Couleur : Blue Roses
Lieux de résidence : Château d'Adriel Bloom et Fäfnir
Coté cœur : Intouché
Péchés mignons : Le piano et se moquer des gens

MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   Sam 25 Juil - 15:40



J’en étais encore perdu dans mes pensées quand j’entendis du bruit tout près de moi. En tournant la tête je vis Harold, le gars qui ne me lâchait pas d’une semelle pour je ne savais quelle raison et cela m’exaspéra énormément. Son sourire…m’écoeurait au plus haut point. C’était le genre de sourire qui…qui me donnait envie de dire de manière très désagréable qu’il n’était pas le bienvenue dans MON expédition matinale. Enfin, je ne l’avais pas invité et lui avait clairement donné mes intentions à son sujet, mais il semblait très dur d’oreille.

Je m’apprêtai à ouvrir la bouche pour lui sortir une vacherie que seul un connard sans cœur pourrait dire lorsqu’il me tassa un peu sur le côté pour se mettre devant la porte, me disant bien gentiment que je…le gênais! J’eus un claquement de langue agacé et détournai la tête pour ne plus voir son sourire d’abruti. Je croisai les bras sur mon torse et je me mis à jouer avec les bords qui dépassaient de mon ruban accroché à mon poignet…pour cacher l’horreur infâme qui s’y trouvait. Mes doigts glissaient sur le tissu comme un mouvement, une action qui deviendrait très certainement un tic dans les années à venir.

Je finis par reporter mon attention sur le brun lorsque j’entendis un cliquetis provenant de la porte et que je le vis l’ouvrir lentement. Nos regards se croisèrent, le mien bien qu’indifférent lui témoigna quelques intérêts subtiles qui, disparurent bien vite. Je ne voulais pas lui témoigner la moindre attention. J’allais enfin pouvoir revoir ma tendre dulcinée aux lattes d’ivoire et lui témoigner toute la douceur dont elle mérite de ma part. J’avais tellement hâte de pouvoir glisser mes doigts sur elle et de la caresser comme nul autre avant cela! Je me mis à frissonner et me figeai en entendant les propos de l’autre Rose bleue. Il venait de m’appeler «princesse»…Moi!

- Pardon???

Je serrai les poings et grognai avant de juste, gonfler les joues et de me mettre à bouder. J’attendis quelques secondes pour me parler et reportai mon attention sur l’autre connard qui m’appelait princesse juste pour me faire chier.

-…J’ai le trois services comme toi alors ton princesse, tu peux bien te le mettre où je pense…

Je passai à côté de lui et passai la tête à travers la porte entrouverte pour voir si le piano de mes rêves se trouvait dans la pièce. Tout ce que je vis se fut des pupitres, des chaises un bureau professoral et…une décoration moche à en mourir sur le champ. Je soupirai et me recomposai un visage de marbre pour mon collègue un peu trop enthousiaste. Je lui agrippai la manche et me mis à le tirer derrière moi pour l’entraîner à la prochaine porte.

- Ouvre-moi ça…valet.

Si j’étais une princesse alors lui, il était rien de moins que mon pauvre et soumis petit valet. Le jeu des insultes et des moqueries, ça se jouait à deux.


_________________

Gracieuseté de Nox ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Direction...le tapis rouge! [PV Harold Bradley]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Never Ending Story :: HEART'S KINGDOM Heartshire :: Red City ; The City. :: Roses academy-